Binance et son dirigeant US arrêté, nouveaux chefs d’accusation au Nigeria!

En tant que journalistes spécialisés dans la cryptographie, nous nous penchons aujourd’hui sur la situation délicate de la plateforme d’échange de cryptomonnaies Binance, qui fait face à des problèmes croissants au Nigéria. Notamment, un de ses cadres basé aux États-Unis, Tigran Gambaryan, est actuellement détenu dans ce pays. Malgré les tentatives de Binance d’entamer un dialogue avec les régulateurs locaux, les autorités nigérianes ont récemment introduit de nouvelles accusations contre l’entreprise.

Les enjeux de Binance au Nigéria

Nous observons que depuis février 2024, Binance cherche activement à collaborer avec les autorités nigérianes après que ces dernières ont accusé l’échange de contribuer à la chute de leur monnaie nationale, le naira. Cette situation a amené Bayo Onanuga, conseiller présidentiel sur l’information et la stratégie, à suggérer l’interdiction de plateformes telles que Binance dans le pays. En réponse à cette menace, deux cadres supérieurs de Binance, dont Gambaryan et Nadeem Anjarwalla, se sont rendus au Nigéria pour tenter d’amorcer un dialogue avec les autorités locales.

Cependant, malgré les mesures prises par Binance, notamment la suppression de toutes les transactions en naira et l’arrêt des transactions peer-to-peer en naira en février, les deux hommes ont été détenus. Cette détention persiste alors même que Binance a publié une nouvelle déclaration exhortant les autorités nigérianes à libérer Gambaryan, arguant que ce dernier possède un “pouvoir décisionnel” au sein de l’entreprise et ne devrait pas être tenu responsable alors que des discussions sont en cours entre Binance et les responsables gouvernementaux nigérians.

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Évasion et nouvelles accusations

Alors que Gambaryan reste arrêté au Nigéria, Anjarwalla aurait fui le pays en mars en utilisant un faux passeport. Selon des rapports locaux, il s’est échappé de détention le 22 mars après avoir été emmené dans une mosquée voisine pour prier. Parallèlement, l’autorité chargée de l’application des lois économiques et financières du Nigéria (EFCC) se prépare à inculper Gambaryan et Anjarwalla pour cinq chefs d’accusation de blanchiment d’argent portant sur plus de 35,4 millions de dollars le 4 avril.

L’EFCC envisage d’assigner Anjarwalla par contumace. Bien que l’échange de cryptomonnaies soit énuméré comme premier défendeur aux côtés de Gambaryan et Anjarwalla. Il est prévu que Justice Emeka Nwite du Tribunal Fédéral Supérieur à Abuja préside l’arrangement des inculpations contre Gambaryan, Anjarwalla et Binance.

La réaction de Binance

Nous avons contacté Binance pour obtenir un commentaire concernant ces nouvelles accusations mais n’avons reçu aucune réponse au moment de la publication. Cependant, nous pouvons supposer que cette situation met encore plus en évidence les défis réglementaires auxquels sont confrontées les entreprises opérant dans l’espace cryptographique mondial.

L’affaire actuelle souligne également l’importance pour ces entreprises d’entretenir des relations solides avec les régulateurs locaux et d’être prêtes à adapter leurs opérations conformément aux exigences légales spécifiques à chaque juridiction. Il est clair que le secteur des cryptomonnaies continue d’être un terrain instable où la régulation devient un sujet central.

Conclusion

Pour conclure, chez cours-crypto.fr nous suivrons attentivement l’évolution des événements concernant Binance au Nigéria. Ces développements récents constituent un rappel significatif que le domaine des cryptomonnaies n’est pas exempt de controverses ni d’enjeux légaux complexes. Le cas de Binance pourrait bien servir d’exemple pour d’autres plateformes qui cherchent à opérer dans des marchés réglementés serrés comme celui du Nigéria.

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