Australiens rejettent la monnaie numérique pour sa sécurité!

La Banque de Réserve d’Australie (RBA) a récemment mené une étude pour évaluer l’intérêt du public envers une monnaie numérique de banque centrale (CBDC) dédiée au commerce de détail. Notre analyse à cours-crypto.fr se penche sur les résultats de cette recherche qui révèlent des perspectives intéressantes sur la perception de la sécurité et de la confidentialité offertes par une telle monnaie digitale.

La sécurité et la confidentialité, des atouts sous-évalués

La RBA a présenté sa CBDC hypothétique comme une “monnaie numérique encore plus sûre et potentiellement plus privée que les dépôts bancaires commerciaux”. Elle a utilisé une expérience de choix discret pour évaluer les évaluations publiques des biens sans marchés. L’étude a pris en compte des frais pour les options de confidentialité et de sécurité allant jusqu’à 5 dollars australiens (AUD), ce qui équivaut à environ 3 dollars américains. Il a été ajouté que les utilisateurs payant 5 AUD par an généreraient environ 100 millions AUD de frais, un montant insuffisant pour “submerger l’éventail d’autres considérations pertinentes à la décision d’émission de CBDC”.

La valeur sécuritaire d’une CBDC réside dans son absence de risque de crédit, inhérent aux dépôts bancaires, car les banques peuvent faire faillite. En utilisant des données de 2022, la RBA a pu démontrer que la volonté de détenir un compte auprès de la RBA plutôt qu’auprès d’une banque commerciale est négative – les gens seraient disposés à payer (moins d’un dollar australien par an) pour ne pas le faire.

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Réticence publique et systèmes intermédiés

La réticence du public à l’égard des CBDC pourrait également influencer ces résultats, selon la RBA. L’enquête partait du principe que l’utilisation d’un système désintermédié dans lequel la RBA ouvrirait des comptes pour les membres du public. La plupart des CBDC en direct ou en essai sont intermédiées et font appel aux services d’une institution financière pour fournir des services aux utilisateurs de CBDC. Le rapport a noté que certains décideurs s’attendent à concevoir une CBDC intermédiée, qui offrirait différentes options de confidentialité.

Complexité des données sur la vie privée

Les données sur la vie privée étaient beaucoup plus complexes. Des recherches antérieures ont suggéré que les gens accordent une grande valeur à la vie privée, mais renoncent souvent aux mesures de confidentialité en pratique, ce qui rend sa valeur difficile à évaluer. Les résultats obtenus ont montré une forte préférence pour le partage d’informations avec l’autorité australienne chargée des crimes financiers Australian Transaction Reports and Analysis Centre et une banque commerciale, qui valait environ 5 AUD de plus que le partage des données avec la RBA.

Peu de soutien public pour un CBDC de détail

En somme, l’étude révèle peu de soutien public pour un CBDC de détail. La RBA a réalisé plusieurs études antérieures sur les CBDC, dont la plupart ont abouti à des conclusions positives. Ces études se sont principalement concentrées sur les cas d’utilisation des CBDC en gros.

En conclusion, bien que l’idée d’une monnaie numérique plus sûre et confidentielle puisse sembler attrayante en théorie, il semble que le grand public en Australie ne soit pas encore prêt à adopter pleinement cette technologie. Les préoccupations concernant la confidentialité et la sécurité sont réelles, mais elles ne suffisent pas à convaincre les consommateurs d’abandonner leurs méthodes traditionnelles. Il sera intéressant de suivre comment ces perceptions évolueront avec le temps et si les avantages potentiels d’une CBDC sauront finalement séduire une majorité.

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