BingX défie les sanctions et soutient les Iraniens!

En tant que journalistes spécialisés dans le domaine des cryptomonnaies, nous nous devons de vous informer sur les évolutions et les tendances qui animent cet univers en constante mutation. Aujourd’hui, nous abordons un sujet controversé qui a récemment fait surface : l’échange de cryptomonnaies BingX et son soutien apparent aux utilisateurs iraniens, en dépit des sanctions internationales.

Le soutien de BingX aux utilisateurs iraniens

Il semblerait que la plateforme BingX soit prête à accueillir les utilisateurs iraniens sans tenir compte des restrictions imposées par les sanctions. En effet, l’interface du site propose même une version en persan et autorise les échanges entre le rial iranien et le Tether (USDT), un acte qui va à l’encontre des directives de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Département du Trésor des États-Unis.

Nous avons pu constater que les responsables de BingX ne cachent pas leur volonté d’attirer cette clientèle spécifique. Des déclarations officielles en persan ont été faites sur le groupe Telegram officiel de l’échange, affirmant que “l’échange Bing X n’a aucun problème avec les utilisateurs iraniens, et qu’il est même possible de s’authentifier avec une carte nationale”.

Les implications des actions de BingX

Cette situation soulève plusieurs questions d’ordre légal et éthique. Les sanctions imposées à l’Iran visent à empêcher l’accès aux services financiers centralisés, y compris les échanges de cryptomonnaies. Si ces plateformes choisissent d’ignorer ces restrictions, elles risquent de se voir interdire l’accès aux marchés américains et mondiaux. De plus, il est important de souligner que toute institution financière étrangère s’expose à des sanctions si elle effectue sciemment des transactions impliquant l’achat ou la vente de rials iraniens.

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Malgré ces risques, BingX continue d’afficher publiquement son invitation aux utilisateurs basés en Iran sur ses canaux sociaux et son site officiel. Avant novembre 2021, cette plateforme était connue sous le nom de Bingbon et depuis lors, elle affiche une croissance significative avec un volume de trading quotidien avoisinant les 974 millions de dollars.

La réglementation face à la crypto

Lorsque nous examinons le cadre réglementaire au sein duquel opère BingX, nous découvrons que la plateforme est enregistrée en tant que société de services financiers en République de Lituanie. Cela lui confère une licence pour opérer au sein de l’Union Européenne. Elle détient également une licence en Australie comme échange de devises numériques et son siège est situé à Singapour.

Ces antécédents ne font qu’intensifier la perplexité face à la stratégie adoptée par BingX vis-à-vis des utilisateurs iraniens. En effet, toutes les institutions financières mondiales, y compris celles basées en Australie et en Lituanie, doivent respecter les sanctions OFAC américaines ainsi que celles imposées par leurs pays d’origine ou par l’Union Européenne.

Les précédents dans le secteur des cryptomonnaies

BingX n’est pas la seule plateforme licenciée à contourner les sanctions pour les utilisateurs iraniens. D’autres cas similaires ont été signalés dans le passé, notamment celui de Binance, la plus grande bourse de cryptomonnaies au monde, qui aurait servi des citoyens iraniens malgré les sanctions américaines. Bien que Binance ait nié ces allégations en affirmant adhérer strictement aux exigences des sanctions, elle a fini par accepter un accord de plaidoyer avec le Département de la Justice américain.

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Il est clair que ces événements mettent en lumière les défis réglementaires auxquels sont confrontés les échanges de cryptomonnaies dans un contexte international complexe.

Pour conclure, il semble que BingX ait fait le choix délibéré d’ignorer certaines règlementations internationales afin d’étendre sa portée sur le marché iranien. Cette décision pourrait avoir des répercussions importantes non seulement pour la plateforme elle-même mais également pour l’ensemble du secteur des cryptomonnaies qui lutte pour gagner sa légitimité aux yeux des régulateurs mondiaux.

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